Quels sont les modes de gestion des sites culturels ?

6 juin 2015 Classé dans : Non classé

Les modes de gestion : comment choisir son “modèle”?

Il existe de telles variables pour définir le périmètre et les modes de gestion des sites, des équipements et des évènements culturels que la meilleure aide à la décision nous paraît être de confronter ses propres objectifs à d’autres modèles, qu’ils soient français ou européens. Se référer à l’expertise qui propose une analyse comparative entre les différents modes de gestion en Europe est donc incontournable aujourd’hui avant toute décision. Etudier les effets, les conséquences du choix d’un modèle est donc indispensable et l’on peut faire appel à l’expertise professionnelle, qui dispose de ratios et d’autres éléments qualitatifs pour orienter les critères du choix et les décisions.

Toutefois nous attirons l’attention sur l’établissement public de coopération culturel (EPCC); il s’agit d’un nouveau mode de gestion et peu de comparaisons ont été effectuées depuis 2004, date des premières mises en oeuvres de nouveaux EPCC.

L’établissement public de coopération culturelle

L’EPCC, dernier né des statuts disponibles, issu de l’effort de décentralisation culturelle (2001, puis loi en août 2003) a des avantages certains. On peut, en effet, grâce à l’EPCC, dépasser les limites du territoire administratif stricto-sensu, pour gérer une manifestation qui aurait un thème large (par exemple, entre deux régions, ou plusieurs départements, gérer un événement ou des équipements sur un thème comme la musique Baroque ou le Patrimoine Industriel). On peut aussi faire porter par l’EPCC un ensemble (équipement + événement + autres activités) . Mais la surface de ces thématiques d’un EPCC doit être suffisamment importante, avec une assise financière solide. Pour les très petits projets, ou les initiatives, expérimentations, l’EPPC ne remplace pas l’association 1901.

Le partenariat public privé (PPP) est aussi un nouveau mode de gestion et de co-financements, mais on peut aussi juger que c’est un processus difficile à mettre en œuvre sans compétences particulières, et cela pour des projets petits ou moyens. Le PPP est donc plutôt conseillé, comme l’EPCC, pour des projets d’envergure.
Enfin, observons que les seuls financements publics risquent d’être un peu plus difficiles à mobiliser à l’avenir pour construire un projet d’équipement ou créer un évènement culturel. Tout nouveau modèle de gestion et, plus largement, tout nouveau modèle économique qui l’accompagnera en servant ses objectifs sera intéressant pour le tourisme culturel.

Les Mille et une formes du tourisme aujourd’hui

1 avr 2015 Classé dans : e-Tourisme

Toutes les formes de tourisme, de villégiature, de voyages s’inventent depuis des années, a tel point qu’une encyclopédie serait nécessaire pour les dénombrer . Dans les années 80 on se faisait l’écho de ses stages d’entreprise effectués dans des lieux pittoresques ou chaque collaborateur allait tester sa résistance à l’effort, à l’imprévue, aux sollicitations de toutes sortes loin de ses repères quotidiens. Ou de ces touristes partageant le mode de vie d’indiens en Amazonie le temps d’un séjour et d’un retour “New âge” .

Le mariage du touriste et de l’Internet a semble t-il démultiplié les manières de voyager et découvrir nos territoires, engendrant une classe de voyageurs 2.0 par exemple.Et les accueillants s’y sont mis eux aussi ! On avait par exemple déjà évoqué le cas du camping 2.0 .

Prenons aussi le cas de cette autre façon de faire du camping :  camper dans la forêt… Concept développé par la société Huttopia et qui, par partenariat avec l’Office National des Forêts, propose aux touristes de venir s’installer en pleine forêt.

Plusieurs camping on été ainsi créés par cette structure , dont un à Font-Romeu dans les Pyrénées Orientales et un autre sur les berges de l’Etang d’Or à Rambouillet dans l’Essonne : en plus d’installer tentes et abris sous les arbres, et d’avoir des cabanes en bois,  les animations se font à base de promenades-découvertes en forêts, et la vie du camping est régie par le comportement écologique de tous. Surtout, il ne faut pas dénaturer le cadre.

Mais d’aures ont déjà est poussé le concept plus loin : on connaissait ces dernières années ceux qui s’installaient dans les arbres pour protester (les Indignés ?), maintenant on peut louer et habiter dans une cabane sur les arbres  C’est devenu une tendance touristique : habiter dans les arbres ! inhabit treehouses

Et s’il y a habiter il y a aussi, voyager, déambuler, se promener et se perdre :  à la manière des Situationnistes, d’un Kenneth White ou de “l’emploi du temps” de Michel Butor. Là aussi, l’expérience artistique ou scientifique est devenue territoire de la consommation touristique : en effet, en suivant les préceptes de la dérive Situationniste ou de la psycho-géographie, nul besoin d’aller très loin pour voyager, se désorienter, nos propres espaces quotidiens sont alors sources de voyages ! Par exemple suivre quelqu’un, un inconnu pendant 1 journée ; ou emprunter un tramway jusqu’à son terminus http://netischola.free.fr/?p=266

C’est là la démarche d’un nouveau tourisme  conceptualisé en “tourisme expérimental”  ! (il faut absolument que j’écrive la-dessus).

le boom des piscines hors-sol

4 fév 2015 Classé dans : piscine

On avait déjà eu l’occasion d’évoquer les préparatifs saisonniers des structures d’accueil dans l’hôtellerie, les campings, ou les modes résidentiels en milieu rural. En particulier la longue préparation des piscines : en terme de nettoyage du bassin après l’hiver, d’équipement en accessoires de piscines , de traitement de l’eau. Nombreux sont les procédés et les techniques qui existent pour redonner vie à un bassin d’eau dès le printemps (des robots, aux produits chimiques à base de chlore, en passant par les nouvelles technique sous UV : pour plus d’information voir les  accessoires pour piscine et en particulier la domotique piscine voir : http://www.produits-piscines.fr/domotique-piscine.html (domotique piscine, objets connectés, Klereo piscine…

Mais chez les particuliers aussi on observe depuis plusieurs années un boom des piscines appelées « hors-sol » et dont les préparatifs et l’entretien, existent, mais de manière moindre que pour une piscine traditionnelle.

Piscines Hors-sol

les piscines hors-sol ont comme principal avantage de pouvoir se monter très rapidement. Elles sont livrées en kit comme  les Kits piscine en blocs polystyrènes . Un weekend suffit pour le montage. Elles s’installent sur un terrain bien nivelé et préalablement recouvert d’un lit de sable. Elles peuvent être posées sur une dalle en béton de 10cm d’épaisseur.

Le kit de montage comprend le plus souvent :

- la structure porteuse

- le revêtement d’étanchéité

- le système de filtration

- une échelle

- les produits de traitement

la filtration peut être installée hors-bord avec le skimmer flottant et les tuyaux de raccordement au groupe de filtration posés à cheval ou sur le rebord ou, de façon traditionnelle avec les éléments d’aspiration et de refoulement intégrée à la paroi.

Elles peuvent être de différentes formes rondes, rectangulaire ou ovales. Elles existent dans différentes dimension varient de 3 à 12 m de diamètre et pouvant aller jusqu’à 8m X 16 m pour les modèles rectangulaire. La hauteur varie de 1 à 1 m 50 . Il existe trois grandes familles de piscine hors-sol : les bassins souples sans armature, les bassins souples à armatures et les bassins rigides ou semi-rigides.

L’offre des piscinistes n’a eu de cesse de s’améliorer depuis plusieurs années et le boom des piscines hors sol chez l’habitant, touriste potentiel ne l’oublions pas, a poussé les professionnels du tourisme à raffiner les services de séjour autour de leurs propres piscines : connexions Wifi, investissement dans des terrasses et du mobilier designé, investissement dans la surveillance et sécurité du bassin dans un esprit domotique (produits Klereo en tête).

La piscine hors-sol en acier

cette piscine est constituée d’une structure ultra résistante en acier galvanisé trempé à chaud. Le revêtement des montants est plastifié pour leur assurer une longue durée de vie. La margelle est en résine. Les parois sont en acier ondulé très robuste. Elles sont également revêtues de polymère pour les protéger de la corrosion et de l’oxydation. Le rail inférieur est galvanisé. Il existe 2 formes de piscine Mareva : elle peut être ronde ou ovale.

Et il existe aussi les piscine en bois…

piscine hors sol bois

il y a quelques années, tourisme et écologie mais aussi capitalisme se sont étroitement (et étrangement) réunis dans ce haut lieu du K : Davos.  Les conférences de ce nom n’ont d’ailleurs été que de deux mais il est utile de revenir sur la problématique qui les avait initiées alors . Texte ci-dessous initié par http://www.actu-environnement.com

La Deuxième Conférence internationale sur le changement climatique et le tourisme, était organisée par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), à Davos, en Suisse, en 2007. La rencontre devait permettre de préparer la réunion ministérielle de l’ONU sur le tourisme et le climat prévue à Londres en novembre, puis les négociations de Bali, organisées en décembre prochain, qui devaient donner une suite au protocole de Kyoto.

Avec, en 2006, un total de 846 millions de voyages internationaux et quelque 4 milliards de nationaux, le tourisme aggrave considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Or, les transports, le logement et les autres activités touristiques comptent pour environ 4 à 6 % du total des émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport de l’ONU. Pour donner l’exemple, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a demandé aux participants de la conférence de compenser les émissions de carbone dues à leur déplacement à Davos en s’inscrivant auprès d’organisations spécialisées.

Ce système, mis en avant lors des discussions, permet de compenser les émissions de gaz à effet de serre par des projets d’énergies renouvelables (énergies solaire, éolienne et hydroélectrique ou biomasse et biocarburants) et la plantation d’arbres. L’ambassadeur Eric Scheidegger, chef de la délégation suisse, propose de ” renforcer et de suivre les mécanismes compensatoires de l’économie de marché, comme le commerce des droits d’émission de C02 “.

” Une révolution culturelle

Le tourisme est paradoxalement un gros pollueur, totalement dépendant du climat, et principale source de revenus de nombreux pays en voie de développement. Le Secrétaire général de l’OMT, Francesco Frangialli, résume l’ampleur de la démarche. ” Le changement climatique appelle le monde du tourisme à une révolution, non seulement économique, technologique mais aussi culturelle”.

Les débats tournent autour des différentes réponses au problème, mettant l’accent sur la rationalisation des transports, l’organisation des voyages et bien sûr des structures d’hébergement. La conférence devrait voir l’adoption d’une ” Déclaration de Davos ” qui intègre la question du tourisme à la politique climatique de l’ONU. Elle permet également de préparer la réunion ministérielle de l’ONU sur le tourisme et le climat prévue à Londres en novembre, puis les négociations de Bali, en décembre prochain, qui doivent donner une suite au protocole de Kyoto.

L’association de promotion du développement durable en montagne vient de sortir sa nouvelle édition du Guide vert des stations de montagne. Cet opposcule répertorie et et classe les stations selon une évaluation environnementale : avis aux écotouristes !

L’association Mountain Riders qui a pour vocation la promotion du développement durable en montagne, vient de publier « l’Eco Guide des stations de montagne » qui classe les stations selon une évaluation environnementale. Sans apporter une “note environnementale”, le guide permet aux “touristes responsables” de choisir leurs destinations en fonction de critères de respect de l’environnement.
Deux autres guides l’accompagnent : « l’Eco Guide du matériel de montagne » et « l’Eco Guide de l’événement »

Promouvoir l’écogestion de la montagne

Au fur et à mesure des éditions on a vu ce guide présenter plusieurs innovations. D’abord l’arrivée de stations hors des frontières françaises. Davos, Aspen et Saas-Fe par exemple,  sont entrées de plain-pied dans cet “écoguide de la montagne”, pas seulement pour inciter les futurs skieurs à aller consommer de la poudreuse loin de l’hexagone, mais pour montrer les solutions, les activités durables ou d’écogestion que mettent en place certaines stations étrangères.

Autre nouveauté, pour les stations françaises qui avaient répondu volontairement aux questionnaires expédié à la fois à la mairie, à l’office de tourisme et aux remontés mécaniques de chacune d’elle, il fallait chaque année que les trois institutions sollicitées répondent et expédient leurs réponses pour pouvoir être prises en compte.
Cette concordance de réponses éliminait certaines stations du Guide. Sur le fond, quelques changements ont aussi été introduits dans les critères, plus sévères et plus stricts….

Pour les skieurs et les touristes “écoresponsables”, la sortie de ce guide peut aider à faire des choix responsables en fonction de critères environnementaux. Le guide est téléchargeable sur le site de Mountain riders.