Anthropologie de l’espace selon Evans-Pritchard

10 déc 2015 Classé dans : Non classé

A l’inverse de Mauss et Durkheim, Dans la préface des « systèmes politiques africains », Radcliffe-Bronw montre que toute société humaine possède une structure territoriale qui est la cadre de son organisation sociale et politique (donc primeur de l’espace sur la société pour lui). Pour lui l’organisation d’une société est la conservation et l’établissement d’un ordre social à l’intérieur d’un cadre territorial.

Comment ? : par la mise en œuvre de la coercition : pour définir la structure politique simple il faut chercher une communauté territoriale unie par une règle de droit. L’espace est le territoire du groupe qui fait partie de la structure sociale totale. L’espace est structurant, c’est la cadre de cette totalité appelée société mais aussi le cœur du système sociale, et donc pas seulement un élément du décor.

Evans Pritchard a étudié les « Nuers » pour avaliser ceci. Ils définissaient la structure espace-territoire : selon l’organisation de la société, l’espace remplit une fonction différente.

  • dans les sociétés à autorité centralisée, l’unité administrative vient de l’unité territoriale, le chef de l’Etat est un dirigeant territoriale

  • dans les sociétés non-centralisées (société lignagères, clanique…°, il n’y a pas d’autorité territoriale globale mais plutôt une somme d’unités territoriales locales ; il y a liaison des rapports aux territoires et des rapports lignagers

Evans Pritchard propose une étude structurale : entre les unités territoriales, la structure de l’espace est constituée par les relations qui existent entre les différents territoires, alors que Radcliffe pense que l’espace est structurant des groupes humains.

Géographiquement incorrect

Il n’est pas rare de devoir faire face à quelques quiproquos ou situations gênantes lorsqu’on a l’impression d’être insulté durant un voyage. On a beau se munir des meilleurs guides de voyage ou des plus perfectionnés dictionnaires pour la conversation, personne n’est à l’abri de quelques fous rires spontanés en entendant des expressions qui ressemblent étrangement aux gros mots qu’on interdit aux enfants.

Pour limiter les surprises, une carte interactive répertorie les noms de lieux vaguement déplacés. C’est ainsi qu’on trouve au Libéria une ville nommée « Pee » qui signifie « uriner » en anglais, ou encore une autre baptisée « Anus » dans les Philippines : http://maps.geotastic.org/rude/

Les tweets émis à travers le monde

Partager ses impressions et ses humeurs durant son voyage n’est plus un fait exceptionnel. L’usage des réseaux sociaux et du web 2.0 en voyage devient monnaie courante. Et en particulier de Twitter. Pourtant on ne tweete pas partout dans le monde ! Le site emotiglobe offre alors une visualisation en 3D de l’émission de tweets dans le monde. Ce globe donne alors une idée du nombre de Twittos à rencontrer, de la possibilité de trouver des bons plans via Twitter, ou tout simplement de savoir si l’équipement en téléphonie mobile vous permettra de tweeter !

Personnellement j’ai connu un autre service bien avant celui-là : twittervision, qui transmettait sur un globe les tweets en temps réel (j’ai ainsi suivi une finale de ligue des Champions) . Ce service appartenait aux fondateurs de twitter qui l’ont abandonné depuis, mais c’est lui qui m’a fait m’abonner à twitter en Mai 2007, car je voulais absolument apparaître sur ce globe !…

La météo avec une précision historique

Quand partir en voyage selon le climat est bien une des premières questions à se poser lorsqu’on choisit une nouvelle destination d’évasion. Mais si les sites officiels de station météo ne vous suffisent pas, vous pouvez utiliser weatherspark.com.

Ce site donne non seulement sur un tableau de bord très complet toutes les données météorologiques avec précision, mais il permet aussi de remonter dans le temps jusque dans les années 50.

Anthropologie de l’espace selon MAUSS

30 juil 2015 Classé dans : Territoires numériques

Petite série d’article sur la perception de l’espace, du territoire et de la ville par les sciences humaines. Ce qui peut intéresser bien sur la problématique du tourisme et e-tourisme…

Anthropologie de l’espace selon MAUSS

L’espace est le cadre de vie en société ainsi que la dimension sociale. En quoi est-il dimension ? L’espace ici n’est pas pris dans le sens philosophique, ni physique ou concret, ni écologique. On parle d’espace comme dimension du social i.e comme Durkheim l’écrit en 19000, la manière d’organiser l’espace, n’est pas indépendante du fonctionnement de la vie sociale, bien au contraire, le système social modèle l’espace pour ses propres besoins. Il y a interaction entre le social et le spatial.

Plus tard Marcel MAUSS dans «  de quelques formes primitives de classifications » parle de de la faculté pour toutes sociétés de distinguer, distribuer et attribuer sur le substrat matériel, la forme de l’espace. L’espace est au coeur de la vie sociale.

Dans les formes élémentaires de la vie religieuse, il définit ce rapport espace-société : l’organisation de la société se communique habituellement à l’espace qu’elle occupe, donc l’espace est divisé, différencié, orienté en fonction de cette société; chaque type de société donne à son espace , sa spécificité culturelle. L’espace est plus que le reflet de la société, c’est une catégorie culturelle comme le temps [à ce titre, et pour se rapprocher plus directement de la thématique de ce blog , on se rappelle le grand texte de Manuel Castells sur « l'ère de l'information : la société en réseaux », où il décrivait le monde en train de se transformer sous l'égide de la révolution numérique en grands centres géographiques capables d'accueillir et faire développer le « paradigme informationnel »...].

Mauss montre de manière pragmatique la relation espace/société dans « Essai sur les variations saisonnières des sociétés esquimaux ». Il propose une étude de morphologie sociale selon les saisons : en effet les variations obligent les esquimaux à transformer leur mode de vie et leur substrat matériel . En hiver, l’habitat est collectif ce qui favorise les relations, la religion, la création de règles et. En été l’habitat est individuel, dispersé, c’est la période du travail. Ce que nous montre l’anthropologue c’est que tout se transforme, en particulier l’espace. Au moment précis où la forme de groupement change, l’espace aussi est remodelé.

Quels sont les modes de gestion des sites culturels ?

6 juin 2015 Classé dans : Non classé

Les modes de gestion : comment choisir son “modèle”?

Il existe de telles variables pour définir le périmètre et les modes de gestion des sites, des équipements et des évènements culturels que la meilleure aide à la décision nous paraît être de confronter ses propres objectifs à d’autres modèles, qu’ils soient français ou européens. Se référer à l’expertise qui propose une analyse comparative entre les différents modes de gestion en Europe est donc incontournable aujourd’hui avant toute décision. Etudier les effets, les conséquences du choix d’un modèle est donc indispensable et l’on peut faire appel à l’expertise professionnelle, qui dispose de ratios et d’autres éléments qualitatifs pour orienter les critères du choix et les décisions.

Toutefois nous attirons l’attention sur l’établissement public de coopération culturel (EPCC); il s’agit d’un nouveau mode de gestion et peu de comparaisons ont été effectuées depuis 2004, date des premières mises en oeuvres de nouveaux EPCC.

L’établissement public de coopération culturelle

L’EPCC, dernier né des statuts disponibles, issu de l’effort de décentralisation culturelle (2001, puis loi en août 2003) a des avantages certains. On peut, en effet, grâce à l’EPCC, dépasser les limites du territoire administratif stricto-sensu, pour gérer une manifestation qui aurait un thème large (par exemple, entre deux régions, ou plusieurs départements, gérer un événement ou des équipements sur un thème comme la musique Baroque ou le Patrimoine Industriel). On peut aussi faire porter par l’EPCC un ensemble (équipement + événement + autres activités) . Mais la surface de ces thématiques d’un EPCC doit être suffisamment importante, avec une assise financière solide. Pour les très petits projets, ou les initiatives, expérimentations, l’EPPC ne remplace pas l’association 1901.

Le partenariat public privé (PPP) est aussi un nouveau mode de gestion et de co-financements, mais on peut aussi juger que c’est un processus difficile à mettre en œuvre sans compétences particulières, et cela pour des projets petits ou moyens. Le PPP est donc plutôt conseillé, comme l’EPCC, pour des projets d’envergure.
Enfin, observons que les seuls financements publics risquent d’être un peu plus difficiles à mobiliser à l’avenir pour construire un projet d’équipement ou créer un évènement culturel. Tout nouveau modèle de gestion et, plus largement, tout nouveau modèle économique qui l’accompagnera en servant ses objectifs sera intéressant pour le tourisme culturel.

Les Mille et une formes du tourisme aujourd’hui

1 avr 2015 Classé dans : e-Tourisme

Toutes les formes de tourisme, de villégiature, de voyages s’inventent depuis des années, a tel point qu’une encyclopédie serait nécessaire pour les dénombrer . Dans les années 80 on se faisait l’écho de ses stages d’entreprise effectués dans des lieux pittoresques ou chaque collaborateur allait tester sa résistance à l’effort, à l’imprévue, aux sollicitations de toutes sortes loin de ses repères quotidiens. Ou de ces touristes partageant le mode de vie d’indiens en Amazonie le temps d’un séjour et d’un retour “New âge” .

Le mariage du touriste et de l’Internet a semble t-il démultiplié les manières de voyager et découvrir nos territoires, engendrant une classe de voyageurs 2.0 par exemple.Et les accueillants s’y sont mis eux aussi ! On avait par exemple déjà évoqué le cas du camping 2.0 .

Prenons aussi le cas de cette autre façon de faire du camping :  camper dans la forêt… Concept développé par la société Huttopia et qui, par partenariat avec l’Office National des Forêts, propose aux touristes de venir s’installer en pleine forêt.

Plusieurs camping on été ainsi créés par cette structure , dont un à Font-Romeu dans les Pyrénées Orientales et un autre sur les berges de l’Etang d’Or à Rambouillet dans l’Essonne : en plus d’installer tentes et abris sous les arbres, et d’avoir des cabanes en bois,  les animations se font à base de promenades-découvertes en forêts, et la vie du camping est régie par le comportement écologique de tous. Surtout, il ne faut pas dénaturer le cadre.

Mais d’aures ont déjà est poussé le concept plus loin : on connaissait ces dernières années ceux qui s’installaient dans les arbres pour protester (les Indignés ?), maintenant on peut louer et habiter dans une cabane sur les arbres  C’est devenu une tendance touristique : habiter dans les arbres ! inhabit treehouses

Et s’il y a habiter il y a aussi, voyager, déambuler, se promener et se perdre :  à la manière des Situationnistes, d’un Kenneth White ou de “l’emploi du temps” de Michel Butor. Là aussi, l’expérience artistique ou scientifique est devenue territoire de la consommation touristique : en effet, en suivant les préceptes de la dérive Situationniste ou de la psycho-géographie, nul besoin d’aller très loin pour voyager, se désorienter, nos propres espaces quotidiens sont alors sources de voyages ! Par exemple suivre quelqu’un, un inconnu pendant 1 journée ; ou emprunter un tramway jusqu’à son terminus http://netischola.free.fr/?p=266

C’est là la démarche d’un nouveau tourisme  conceptualisé en “tourisme expérimental”  ! (il faut absolument que j’écrive la-dessus).