Twitter – outil de réseau social et de microblogging - est au cœur de l’actualité des nouvelles technologies web 2.0 depuis maintenant un an. Qui sait d’ailleurs que Twitter veut dire “gazouiller” ou “gazouillement”…?

Utilisé par les particuliers, mais aussi dans le monde politique (on se souvient des événements en Iran reportés en direct sur Twitter, de l’annonce de certains politiques sur leurs activités, etc…), les organisations se posent aujourd’hui la question de leur usage dans un cadre professionnel.

Cet outil, permettant de publier de courts fils d’information (140 caractères maximum) diffère du blog par l’impossibilité; de les commenter. Mais la question se pose sur l’utilité fondamentale de cet outil au sein des organisations.

Un sondage Ipsos montre qu’en France, Twitter est très connu, mais peu utilisé (2% des réponses), ce qui démontre un besoin d’évolution de ces usages. Dans un cadre professionnel, les utilisateurs restent également frileux à l’usage de ces technologies. Pourtant, Twitter a annoncé la prochaine sortie d’un service payant pour les professionnels, permettant d’analyser leur audience ; il s’agit d’une « couche commerciale » ajoutée au service gratuit existant.

Un autre outil, Yammer, s’adresse plus particulièrement aux professionnels et permet de protéger ses informations en demeurant dans un cadre interne, l’Intranet 2.0 ; un type d’open-space virtuel, un lieu d’échanges entre salariés, un web 2.0 d’entreprise .

L’utilisation d’outils de microblogging présente plusieurs intérêts :

  • Transmettre rapidement des messages, de l’actualité, diffuser de l’information (live blogging)

  • Faire de la veille sur son champ d’activité ou de la veille concurrentielle

  • Informer ses contacts de ses activités professionnelles

  • Créer une communauté et la mettre en avant

  • Etablir des contacts avec les professionnels, leaders d’opinion

Mais aussi des limites:

  • Le manque de profondeur des messages

  • Le flux important d’information, noyant souvent le cœur des messages et rendant leur analyse difficile

  • Le besoin de créer une communauté autour de l’individu avant de faire passer un message

  • Le faible volume de cibles touché par les messages

  • Le besoin de poster régulièrement des messages afin de maintenir une crédibilité

Certaines organisations – essentiellement aux Etats-Unis – ont mis en place l’outil (voir les cas d’usages) En France, les cas sont plus rares (L’Express, ClubMed) et concernent principalement des opérations ponctuelles, événementielles.

On voit même apparaître des évaluations annuelles comprenant de telles dimensions et naturellement des réseaux sociaux (Web 2.0…) internes à certaines organisations qui favorisent de tels échanges et fertilisations croisées… Un auteur comme Garry Hamel, évoque que ces principes sont les clés d’une innovation managériale réussie!