Lorsqu’on transforme les structures spatiales d’une société, on transforme sa structure sociale.

Quelques exemples anthropologiques :

Dans « tristes tropiques » Levy-Strauss nous montre les effets de la colonisation des missionnaires sur les indiens Bororo au brésil. Le seul moyen pour eux d’évangéliser ces indiens consistait à les sortir de leur village : de là une acculturation rapide par le processus de transformation de l’espace, par la sortie de l’espace traditionnel qui s’accompagne d’une perte de repères : car « leur système social et religieux est trop compliqué pour se passer du schéma rendu patent par le village et dont les gestes quotidien raffraichissent sans cesse les contours. L’espace est une matrice culturelle, chaque élément est un repère pour reproduire les modes de comportements »).

Robert Jaulin dans « la paix blanche » démontre la perte d’identité du colonisé qui est déplacé vers des espaces étrangers (écoles, églises).

Bourdieu dans « le déracinement » (1964) étudie un regroupement autoritaire en Algérie pendant la guerre. Il nous montre aussi la destruction de l’organisation de l’espace de vie qui détruit le sens de l’espace et le rythme temporel. Le rythme naturel de la vie dans les sociétés traditionnelles : il y a décalage, les gens se retrouvent entre tradition et modernité. L’espace organisé à l’occidentale renferme les individus sur eux-même et supprime les relations sociales qui ne sont plus régies par des codes traditionnels . La maison s’organisant autour d’une cour, la femme à l’interieur, inaccessible aux étrangers. Or avec la disparition de la cour et l’installation dans une maison de type occidental, ouvert sur la rue, il n’y a plus de relations sociales du fait de la transformation des relations spatiales. Ce système n’est plus porteur d’une société.

On peut aussi détruire une société en s’attaquant à ses symboles mais le processus est plus lent. Par exemple, en Chine au Moyen âge, si un noble avait commis un crime de sang, la peine consistait en la destruction de son autel, sa famille était détruite symboliquement et par la même politiquement.

Pour chaque société il faut comprendre sa symbolique, ses limites, ses frontières, le haut, le bas (voir les textes de Mircea Eliade, Leehart, Raison, Wirth).

Twitter – outil de réseau social et de microblogging - est au cœur de l’actualité des nouvelles technologies web 2.0 depuis maintenant un an. Qui sait d’ailleurs que Twitter veut dire “gazouiller” ou “gazouillement”…?

Utilisé par les particuliers, mais aussi dans le monde politique (on se souvient des événements en Iran reportés en direct sur Twitter, de l’annonce de certains politiques sur leurs activités, etc…), les organisations se posent aujourd’hui la question de leur usage dans un cadre professionnel.

Cet outil, permettant de publier de courts fils d’information (140 caractères maximum) diffère du blog par l’impossibilité; de les commenter. Mais la question se pose sur l’utilité fondamentale de cet outil au sein des organisations.

Un sondage Ipsos montre qu’en France, Twitter est très connu, mais peu utilisé (2% des réponses), ce qui démontre un besoin d’évolution de ces usages. Dans un cadre professionnel, les utilisateurs restent également frileux à l’usage de ces technologies. Pourtant, Twitter a annoncé la prochaine sortie d’un service payant pour les professionnels, permettant d’analyser leur audience ; il s’agit d’une « couche commerciale » ajoutée au service gratuit existant.

Un autre outil, Yammer, s’adresse plus particulièrement aux professionnels et permet de protéger ses informations en demeurant dans un cadre interne, l’Intranet 2.0 ; un type d’open-space virtuel, un lieu d’échanges entre salariés, un web 2.0 d’entreprise .

L’utilisation d’outils de microblogging présente plusieurs intérêts :

  • Transmettre rapidement des messages, de l’actualité, diffuser de l’information (live blogging)

  • Faire de la veille sur son champ d’activité ou de la veille concurrentielle

  • Informer ses contacts de ses activités professionnelles

  • Créer une communauté et la mettre en avant

  • Etablir des contacts avec les professionnels, leaders d’opinion

Mais aussi des limites:

  • Le manque de profondeur des messages

  • Le flux important d’information, noyant souvent le cœur des messages et rendant leur analyse difficile

  • Le besoin de créer une communauté autour de l’individu avant de faire passer un message

  • Le faible volume de cibles touché par les messages

  • Le besoin de poster régulièrement des messages afin de maintenir une crédibilité

Certaines organisations – essentiellement aux Etats-Unis – ont mis en place l’outil (voir les cas d’usages) En France, les cas sont plus rares (L’Express, ClubMed) et concernent principalement des opérations ponctuelles, événementielles.

On voit même apparaître des évaluations annuelles comprenant de telles dimensions et naturellement des réseaux sociaux (Web 2.0…) internes à certaines organisations qui favorisent de tels échanges et fertilisations croisées… Un auteur comme Garry Hamel, évoque que ces principes sont les clés d’une innovation managériale réussie!

Dans toutes sociétés l’espace est une composante du système social. Il y a uns structuration dans l’espace des rapports politiques. Le politique intervient dans l’organisation de l’espace,, il y a influences réciproques.

  • Durkheim et Mauss ont établie la première relation espace-société

  • Radcliffe Brown montre le territoire comme support de toutes sociétés

  • Evans Pritchard estime que la compréhension du groupe étudié passe par la structure spatiale et temporelle.

Pour Levy-Strauss, dans « anthropologie structurale » ; l’espace et le temps sont les deux systèmes de références qui permettent de penser les relations sociales ensembles ou isolément. Ces dimensions n’ont d’autres propriétés que celles des phénomènes sociaux qui les peuples. La perception spatiale et temporelle permet la reproduction des structures sociales et les modèles sociaux qu’ils représentent.

Par exemple l’observation de l’espace universitaire (l’amphithéâtre) nous donne à voir l’organisation de la vie universitaire : hiérarchie, distance, administration.

Levy-Strauss au Brésil nous montre l’organisation de l’espace circulaire qui va amener chacun à intégrer la nature du système social. Nous percevons et intégrons la structure sociale. On reproduit des modèles : l’espace et sa perception rappelle aux individus des règles de comportements propre au groupe ainsi que sa place dans le système social (exemple : le célibataire vivant à l’orée du village)

Anthropologie de l’espace selon Evans-Pritchard

10 déc 2015 Classé dans : Non classé

A l’inverse de Mauss et Durkheim, Dans la préface des « systèmes politiques africains », Radcliffe-Bronw montre que toute société humaine possède une structure territoriale qui est la cadre de son organisation sociale et politique (donc primeur de l’espace sur la société pour lui). Pour lui l’organisation d’une société est la conservation et l’établissement d’un ordre social à l’intérieur d’un cadre territorial.

Comment ? : par la mise en œuvre de la coercition : pour définir la structure politique simple il faut chercher une communauté territoriale unie par une règle de droit. L’espace est le territoire du groupe qui fait partie de la structure sociale totale. L’espace est structurant, c’est la cadre de cette totalité appelée société mais aussi le cœur du système sociale, et donc pas seulement un élément du décor.

Evans Pritchard a étudié les « Nuers » pour avaliser ceci. Ils définissaient la structure espace-territoire : selon l’organisation de la société, l’espace remplit une fonction différente.

  • dans les sociétés à autorité centralisée, l’unité administrative vient de l’unité territoriale, le chef de l’Etat est un dirigeant territoriale

  • dans les sociétés non-centralisées (société lignagères, clanique…°, il n’y a pas d’autorité territoriale globale mais plutôt une somme d’unités territoriales locales ; il y a liaison des rapports aux territoires et des rapports lignagers

Evans Pritchard propose une étude structurale : entre les unités territoriales, la structure de l’espace est constituée par les relations qui existent entre les différents territoires, alors que Radcliffe pense que l’espace est structurant des groupes humains.

Géographiquement incorrect

Il n’est pas rare de devoir faire face à quelques quiproquos ou situations gênantes lorsqu’on a l’impression d’être insulté durant un voyage. On a beau se munir des meilleurs guides de voyage ou des plus perfectionnés dictionnaires pour la conversation, personne n’est à l’abri de quelques fous rires spontanés en entendant des expressions qui ressemblent étrangement aux gros mots qu’on interdit aux enfants.

Pour limiter les surprises, une carte interactive répertorie les noms de lieux vaguement déplacés. C’est ainsi qu’on trouve au Libéria une ville nommée « Pee » qui signifie « uriner » en anglais, ou encore une autre baptisée « Anus » dans les Philippines : http://maps.geotastic.org/rude/

Les tweets émis à travers le monde

Partager ses impressions et ses humeurs durant son voyage n’est plus un fait exceptionnel. L’usage des réseaux sociaux et du web 2.0 en voyage devient monnaie courante. Et en particulier de Twitter. Pourtant on ne tweete pas partout dans le monde ! Le site emotiglobe offre alors une visualisation en 3D de l’émission de tweets dans le monde. Ce globe donne alors une idée du nombre de Twittos à rencontrer, de la possibilité de trouver des bons plans via Twitter, ou tout simplement de savoir si l’équipement en téléphonie mobile vous permettra de tweeter !

Personnellement j’ai connu un autre service bien avant celui-là : twittervision, qui transmettait sur un globe les tweets en temps réel (j’ai ainsi suivi une finale de ligue des Champions) . Ce service appartenait aux fondateurs de twitter qui l’ont abandonné depuis, mais c’est lui qui m’a fait m’abonner à twitter en Mai 2007, car je voulais absolument apparaître sur ce globe !…

La météo avec une précision historique

Quand partir en voyage selon le climat est bien une des premières questions à se poser lorsqu’on choisit une nouvelle destination d’évasion. Mais si les sites officiels de station météo ne vous suffisent pas, vous pouvez utiliser weatherspark.com.

Ce site donne non seulement sur un tableau de bord très complet toutes les données météorologiques avec précision, mais il permet aussi de remonter dans le temps jusque dans les années 50.