un site qui fait noter par les usagers le monde du voyage : aéroports, compagnies peuvent être ainsi notés par les internautes depuis 2006 et l’ouverture du site Airopinion . Attention le site est un peu à l’abandon semble t-il et n’a donc pas eu le succès escompté par ses créateurs. Mais découvrons en le principe porté alors par la vague fulgurante du web 2.0

Note : on reprend ici une chronique faite à l’époque par l’équipe de “web2-tourisme” (pas de liens vers le site car il à l’air d’être repris par un contre-facteur).

Si on enlève la quantité improbable de publicité de la régie Google présente sur ce site, l’interface est plutôt bien réalisée. Le logo est simple et facilement compréhensible (comme je les aime). La palette de couleurs utilisée est agréable même si le traitement des onglets aurait mérité d’être un peu moins “vulgaire”. A droite de ces onglets, nous pouvons trouver trois boutons permettant de basculer entre les différentes langues disponibles. C’est là que les choses se gâtent… Trois langues sont accessibles, l’anglais, l’espagnol (qui semble être la langue d’origine) et le français. Cependant les traductions sont vraiment limites, elles me font penser à des traductions automatiques légèrement retouchées. Ceci est particulièrement flagrant au niveau des F.A.Q que je vous invite à consulter pour un petit moment de bonheur linguistique made in google traduction .

Trois onglets donc, Compagnies Aériennes, Aéroports et Agences, vous permettent de faire une première sélection des avis qui vous intéressent. Pour chaque onglet, un moteur de recherche multi-critères simplissime et un classement. Concernant ce classement, il devrait être basé sur le ranking mais, comme l’expliquent les créateurs du site dans les F.A.Q, le nombre d’avis ne permet pas encore une moyenne significative. Ce classement devrait donc être, pour l’instant, alphabétique mais dans les faits il semble commencer à être basé sur les notes même si l’importance du nombre de visiteurs espagnols fausse un peu les résultats

Vous pouvez voir par exemple la fiche d’Air France. La zone ranking donne la position de la compagnie dans les quatre classements possibles : global, compagnies aériennes, Europe et France. A mon avis, le classement global ne sert à rien dans la mesure où il mélange les compagnies, les aéroports et les agences qui sont trois types de professionnels difficilement comparables… La zone suivante permet de donner ses propres notes. Le système de notation pour chaque variable est bien pensé même s’il aurait été souhaitable de pouvoir noter un nombre d’éléments différents plus important. Ensuite, ce n’est pas présent sur l’image, le visiteur a la possibilité de laisser une opinion écrite pour détailler son avis et exprimer plus précisément son avis. Lorsque que des opinions d’autres visiteurs existent, elles apparaissent sous la zone de notation, à la manière de ce qui est pratiqué sur les blogs. Chaque opinion peut faire l’objet d’un commentaire ce qui permet la mise en place de discussions entre les utilisateurs et de créer un système “d’auto-modération”. Le vote, les opinions et les commentaires sont possibles sans enregistrement préalable, ce qui est plutôt agréable et évite de créer un 1000ème compte pour ce type de site. En revanche, en termes de sécurité, l’inscription obligatoire permettrait de modérer les commentaires plus précisément. La sécurité au sens large est d’ailleurs un des problèmes majeurs de ce site.

Le lien “ajouter une entreprise” placé en bas de page permet de référencer une compagnie, un aéroport ou une agence sans protections particulières. On peut ajouter une agence dans la base sans aucune légitimité pour le faire… j’ai essayé et j’attends la réponse du site.

Airopinion est un bonne idée et part d’une bonne intention, il pouvait même rendre quelques services aux visiteurs intéressés et son système de commentaires et d’opinions permet naturellement la création d’une communauté active qui malheureusement semble ne pas exister en 2014. Cependant, une publicité beaucoup trop présente, une traduction bâclée et des problèmes de sécurité rendent ce site difficilement crédible.

D’ailleurs il suffit de regarder son profil de liens web pour voir qu’il n’en reçoit que peu, ce qui fait penser que ce site, à force, n’est qu’un site « made for adsense ».

La thalassothérapie

25 mai 2017 Classé dans : Non classé

Les professionnels français du tourisme ont contribué à la création d’une nouvelle mouvance, la thalassothérapie, qui se développe à une allure extraordinaire dans le monde entier. En effet, la recherche de bien-être, de forme et de santé est une préoccupation qui gagne de plus en plus d’individus.

Or la France bénéficie d’atouts majeurs dans le domaine de la thalassothérapie et du thermalisme.

Ainsi, nous devons positionner la France vis-à-vis des touristes français et étrangers comme un pays spécialiste de ces nouvelle formes de séjour. D’ailleurs, nos facteurs clés de succès sur ce marché sont nombreux : l’image sécurisante de nos infrastructures, la qualité de notre environnement et de notre cadre de vie, la technicité de nos équipements. Cependant, il ne s’agit pas de dérouler la stratégie de thalassothérapie à tout va ; les villes thermales ou les équipements de thalassothérapie ne peuvent s’implanter n’importe où.

La thalassothérapie représente une opportunité considérable pour le tourisme français comme l’ont été successivement le tennis, puis le golf. Ce marché stratégique est notamment favorisé par la tendance universelle à la multiplication des courts séjours et à la recherche contemporaine de bien-être, de longévité et de forme. Ainsi, l’image désuète et médicalisée du thermalisme français doit céder la place à l’image professionnelle de diversité et de bien-être de la thalassothérapie.

Par ailleurs, le taux d’occupation, critère de rentabilité régulièrement invoqué dans le secteur du tourisme, ne doit pas intervenir seul dans l’évaluation de l’offre. En effet, compte tenu de l’influence de la saisonnalité sur le secteur touristique, il ne s’avère guère représentatif du développement durable d’un produit touristique et de la capacité de ce produit à créer des emplois pérennes.

Qui n’a connu ces périodes de fatigue ou de découragement à cause du mauvais temps, qui nous poussent vers l’agence de voyage la plus proche… pour craquer devant les propositions bradées de séjours au soleil ?

Et pourtant… On se doute que le transport aérien n’est pas le plus rationnel qui soit, en termes d’éco-bilan.
Que les infrastructures standardisées vantées par les catalogues de voyage, ne sont pas de nature à mettre en valeur le patrimoine architectural et paysager du pays d’accueil. Et que d’une manière générale, le tourisme de masse a une fâcheuse tendance à dénaturer tout ce qu’il touche.

Comme tout le monde revendique le droit d’avoir quelques jours par an sa place au soleil, cette industrie connaît actuellement une croissance fulgurante. En 2014, ce secteur a généré 455 milliards de dollars de bénéfices au niveau mondial et 52% de cette somme a été générée en Europe; la seule Méditerranée se taillant la part du lion avec 35% de ce total. L’Union Européenne est donc le premier marché mondial pour le tourisme, tant émetteur que récepteur.

Selon les prévisions du World Travel & Tourism Council, le tourisme sera, au XXIe siècle, la première industrie au monde. Déjà, dans les 10 prochaines années, il générera directement ou indirectement 11,7% du PIB mondial. Quant aux touristes, pour 625 millions de personnes franchissant des frontières en 1998, on en compterait 673 millions en 2010, 1 milliard en 2014 et plus de 1,6 milliard dans 20 ans.

Tout cela entraîne une rapide globalisation du secteur, qui se traduit par des fusions entre grands groupes financiers, succédant aux professionnels du voyage… Dans la tourmente, les agences indépendantes sont mises au pas par les principaux tour-opérateurs pour vendre des “produits” de plus en plus stéréotypés, d’un pays à l’autre.

On ne retiendra pas les candidats au voyage avec des arguments moraux. Admettons donc que dans certaines conditions, le tourisme est une activité légitime et profitable aux pays d’accueil: si elle est organisée dans le souci d’une intégration harmonieuse dans l’environnement concerné (tourisme intégré), et avec la participation des habitants. Si elle permet le développement économique et social des zones rurales (éco-tourisme), ou la dynamisation des villes, en y étant suffisamment régulée par les pouvoirs publics.

Quant aux entreprises du secteur, leur présence sur le marché est inéluctable. Nous vous proposons donc de les interpeller quand cela s’avère nécessaire, soit individuellement (lors de problèmes rencontrés en voyage), soit collectivement (pétitions et interpellations) s’il s’avère que leurs pratiques sont inacceptables d’un point de vue environnemental, culturel ou social.

Conseil aux touristes qui souhaitent voyager d’une façon plus “authentique” et plus écologique

Sachez qu’il vous faudra organiser vos vacances vous-mêmes en cherchant les bonnes adresses de gîtes ou d’organismes proposant des formules alternatives. Les agences qui ont pignon sur rue n’ont pas la possibilité de vendre de tels produits, vu qu’elles ne peuvent toucher pour ceux-ci aucune commission. La page “Tourisme durable… quelques adresses” vous renseigne les coordonnées d’organismes et sites internets reprenant des formules de vacances qui ne sont pas commercialisées par les voyagistes professionnels.

Au-delà du traitement individuel de cas manifestes d’abus qui lèsent les consommateurs , individus et collectifs peuvent prendre des initiatives pour interpeller les entreprises du secteur. Et ce, afin qu’elles adoptent des critères écologiques en vue d’un tourisme plus durable.

Comment faire ? Un moyen qui peut se révéler efficace est de leur rappeler leurs propres déclarations d’intentions. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) est en effet pourvue depuis 1999 d’un code d’éthique du tourisme. Celui-ci fixe, en 10 articles, les règles de conduite à l’intention des états, des entreprises (compagnies aériennes, chaînes d’hôtels, tours-opérateurs), et des simples voyageurs. Un comité mondial d’éthique, composé de 24 personnalités, doit veiller à l’application du code sur base d’une conciliation entre les parties, et non pas d’une condamnation après arbitrage.

Ce code repris sur le site de l’Organisation Internationale du Tourisme, évoque l’égalité hommes-femmes, la protection des groupes les plus vulnérables, et la sauvegarde du milieu naturel. Il prône l’économie des ressources en eau et en énergie, la réduction de la production de déchets et les infrastructures respectueuses des écosystèmes.

Il défend aussi la répartition équitable des bénéfices du tourisme et l’affectation d’une partie des recettes à l’entretien des sites, ainsi que l’épanouissement des cultures traditionnelles. Cette liste de bonnes intentions affichées n’a malheureusement pas de caractère contraignant, et n’empêche nullement tous les abus possibles sur le terrain.

Initiatives plus spécifiques

La Charte Européenne du Tourisme Durable dans les Espaces Protégés, a été produite par la Fédération Européenne des Parcs Naturels et Nationaux (Europarc), avec l’appui de la DG XI. Cette charte vise à initier des programmes d’actions concrètes pour garantir aux visiteurs des espaces protégés, des services de qualité respectueux de l’environnement.

Tourisme durable : se référer à des labels ?

30 déc 2016 Classé dans : Non classé

Les codes de bonne conduite sont rarement assortis de mesures contraignantes et de contrôles indépendants. Ce sont avant tout des outils de marketing. Au contraire, l’adoption de normes telles qu’ ISO 14001 ou EMAS permettrait un contrôle beaucoup plus rigoureux de la qualité environnementale des opérateurs touristiques. Mais la normalisation peut être vécue comme une entrave à une nécessaire diversité et aux spécificités des petits acteurs économiques, qu’il s’agisse de ceux qui gèrent des infrastructures d’accueil ou des voyagistes indépendants. Elle n’est donc pas applicable par tous.

L’écolabel européen

Depuis avril 2003 (Décision de la Commission 2003/287/CE), il existe un éco-label européen pour les services d’hébergement touristique. Les produits ainsi labellisés limitent la consommation d’énergie, limitent la consommation d’eau, réduisent la production de déchets, favorisent l’utilisation de ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour l’environnement et encouragent l’éducation et la communication en matière d’environnement. Voir le site de l’éco-label européen : http://europa.eu.int/ecolabel

Autres labels

Actuellement, il existe déjà en Europe de nombreux labels nationaux et régionaux, ainsi que des labels spécifiques à certains aspects de l’activité touristique, tels que “Blueflag” pour les plages (http://www.blueflag.org) ou “Clés vertes” pour les camping en France.

En Belgique, citons l’initiative de la Fédération Touristique de la Province du Luxembourg qui a lancé en automne 99 un projet-pilote dans le cadre du Contrat de Rivière du Bassin de la Semois. 6 établissements devraient se voir délivrer un éco-label au terme d’un processus visant la réduction de la consommation d’énergie, l’eau, la gestion des déchets, celle des parcs et terrains, l’information des touristes et du personnel, et enfin l’éco-consommation. S’il s’avère concluant, ce projet sera étendu à l’ensemble de la province.

Des initiatives similaires existent dans d’autres provinces. On peut s’en réjouir pour autant qu’elles tendent à terme à une harmonisation au niveau des critères et des conditions d’attribution du label (ce que vise à terme l’éco-label européen). Sinon, comme dans d’autres domaines, la multiplication des labels aura pour effet de compliquer la tâche des consommateurs, au lieu de la simplifier.