Au-delà du traitement individuel de cas manifestes d’abus qui lèsent les consommateurs , individus et collectifs peuvent prendre des initiatives pour interpeller les entreprises du secteur. Et ce, afin qu’elles adoptent des critères écologiques en vue d’un tourisme plus durable.

Comment faire ? Un moyen qui peut se révéler efficace est de leur rappeler leurs propres déclarations d’intentions. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) est en effet pourvue depuis 1999 d’un code d’éthique du tourisme. Celui-ci fixe, en 10 articles, les règles de conduite à l’intention des états, des entreprises (compagnies aériennes, chaînes d’hôtels, tours-opérateurs), et des simples voyageurs. Un comité mondial d’éthique, composé de 24 personnalités, doit veiller à l’application du code sur base d’une conciliation entre les parties, et non pas d’une condamnation après arbitrage.

Ce code repris sur le site de l’Organisation Internationale du Tourisme, évoque l’égalité hommes-femmes, la protection des groupes les plus vulnérables, et la sauvegarde du milieu naturel. Il prône l’économie des ressources en eau et en énergie, la réduction de la production de déchets et les infrastructures respectueuses des écosystèmes.

Il défend aussi la répartition équitable des bénéfices du tourisme et l’affectation d’une partie des recettes à l’entretien des sites, ainsi que l’épanouissement des cultures traditionnelles. Cette liste de bonnes intentions affichées n’a malheureusement pas de caractère contraignant, et n’empêche nullement tous les abus possibles sur le terrain.

Initiatives plus spécifiques

La Charte Européenne du Tourisme Durable dans les Espaces Protégés, a été produite par la Fédération Européenne des Parcs Naturels et Nationaux (Europarc), avec l’appui de la DG XI. Cette charte vise à initier des programmes d’actions concrètes pour garantir aux visiteurs des espaces protégés, des services de qualité respectueux de l’environnement.