Les codes de bonne conduite sont rarement assortis de mesures contraignantes et de contrôles indépendants. Ce sont avant tout des outils de marketing. Au contraire, l’adoption de normes telles qu’ ISO 14001 ou EMAS permettrait un contrôle beaucoup plus rigoureux de la qualité environnementale des opérateurs touristiques. Mais la normalisation peut être vécue comme une entrave à une nécessaire diversité et aux spécificités des petits acteurs économiques, qu’il s’agisse de ceux qui gèrent des infrastructures d’accueil ou des voyagistes indépendants. Elle n’est donc pas applicable par tous.

L’écolabel européen

Depuis avril 2003 (Décision de la Commission 2003/287/CE), il existe un éco-label européen pour les services d’hébergement touristique. Les produits ainsi labellisés limitent la consommation d’énergie, limitent la consommation d’eau, réduisent la production de déchets, favorisent l’utilisation de ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour l’environnement et encouragent l’éducation et la communication en matière d’environnement. Voir le site de l’éco-label européen : http://europa.eu.int/ecolabel

Autres labels

Actuellement, il existe déjà en Europe de nombreux labels nationaux et régionaux, ainsi que des labels spécifiques à certains aspects de l’activité touristique, tels que “Blueflag” pour les plages (http://www.blueflag.org) ou “Clés vertes” pour les camping en France.

En Belgique, citons l’initiative de la Fédération Touristique de la Province du Luxembourg qui a lancé en automne 99 un projet-pilote dans le cadre du Contrat de Rivière du Bassin de la Semois. 6 établissements devraient se voir délivrer un éco-label au terme d’un processus visant la réduction de la consommation d’énergie, l’eau, la gestion des déchets, celle des parcs et terrains, l’information des touristes et du personnel, et enfin l’éco-consommation. S’il s’avère concluant, ce projet sera étendu à l’ensemble de la province.

Des initiatives similaires existent dans d’autres provinces. On peut s’en réjouir pour autant qu’elles tendent à terme à une harmonisation au niveau des critères et des conditions d’attribution du label (ce que vise à terme l’éco-label européen). Sinon, comme dans d’autres domaines, la multiplication des labels aura pour effet de compliquer la tâche des consommateurs, au lieu de la simplifier.