Les modes de gestion : comment choisir son “modèle”?

Il existe de telles variables pour définir le périmètre et les modes de gestion des sites, des équipements et des évènements culturels que la meilleure aide à la décision nous paraît être de confronter ses propres objectifs à d’autres modèles, qu’ils soient français ou européens. Se référer à l’expertise qui propose une analyse comparative entre les différents modes de gestion en Europe est donc incontournable aujourd’hui avant toute décision. Etudier les effets, les conséquences du choix d’un modèle est donc indispensable et l’on peut faire appel à l’expertise professionnelle, qui dispose de ratios et d’autres éléments qualitatifs pour orienter les critères du choix et les décisions.

Toutefois nous attirons l’attention sur l’établissement public de coopération culturel (EPCC); il s’agit d’un nouveau mode de gestion et peu de comparaisons ont été effectuées depuis 2004, date des premières mises en oeuvres de nouveaux EPCC.

L’établissement public de coopération culturelle

L’EPCC, dernier né des statuts disponibles, issu de l’effort de décentralisation culturelle (2001, puis loi en août 2003) a des avantages certains. On peut, en effet, grâce à l’EPCC, dépasser les limites du territoire administratif stricto-sensu, pour gérer une manifestation qui aurait un thème large (par exemple, entre deux régions, ou plusieurs départements, gérer un événement ou des équipements sur un thème comme la musique Baroque ou le Patrimoine Industriel). On peut aussi faire porter par l’EPCC un ensemble (équipement + événement + autres activités) . Mais la surface de ces thématiques d’un EPCC doit être suffisamment importante, avec une assise financière solide. Pour les très petits projets, ou les initiatives, expérimentations, l’EPPC ne remplace pas l’association 1901.

Le partenariat public privé (PPP) est aussi un nouveau mode de gestion et de co-financements, mais on peut aussi juger que c’est un processus difficile à mettre en œuvre sans compétences particulières, et cela pour des projets petits ou moyens. Le PPP est donc plutôt conseillé, comme l’EPCC, pour des projets d’envergure.
Enfin, observons que les seuls financements publics risquent d’être un peu plus difficiles à mobiliser à l’avenir pour construire un projet d’équipement ou créer un évènement culturel. Tout nouveau modèle de gestion et, plus largement, tout nouveau modèle économique qui l’accompagnera en servant ses objectifs sera intéressant pour le tourisme culturel.